Articles de familleloubet
Enfin!
Bratislava, le 23 avril 2015
Cher Yann, Véro et Sacha
Voila enfin ta lettre qui arrive. Comme tu t'y attendais, j'ai attendu Bratislava pour te l'envoyer, en souvenir d'une virée à l'est il y a maintenant plus de 20 ans !
Le passage de la frontière n'est plus qu'une formalité, les barrières étant levées et les douaniers absents !

Bratislava est située juste à côté et il ne nous faut que quelques minutes pour la rejoindre. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la première vision de la ville n'est pas vraiment enchanteresse. Les barres d'immeubles barrent l'horizon et même si les couleurs viennent égayer l'ensemble, on est loin des villages grecs ou des immeubles viennois !

Heureusement pour nous, le camping est un peu à l'écart, dans un site qui s'appelle « les sables d'or ». Je ne sais pas si cela existait à ton époque mais l'endroit est vraiment sympa, au bord d'un plan d'eau avec des aires de jeu pour les enfants et un spot de wakelake pour moi. Pour résumer, le wakelake c'est un tire-fesse au-dessus de l'eau que tu parcoures en wake-board. Difficile au début mais quand tu prends le coup de main, c'est vraiment plaisant. Au bout d'une heure, je n'avais plus de bras. Mais je retiens l'idée d'aménagement pour la proposer à mon retour, à Saint-Victor par exemple!

Le lendemain, nous avons pris la direction du centre-ville pour découvrir la cité. Dans mon souvenir, Bratislava était une ville un peu austère, sortant à peine du soviétisme. J'ai découvert au contraire une charmante cité, peuplée de magnifiques immeubles et surtout parsemée d'innombrables sculptures.


Nous avons passe l'après-midi à déambuler, sous le soleil, en visitant tout de même deux musées, l'un consacré au travail artistique du verre et l'autre à un artiste local, héritier de Vasarely : Milan Dobes.

Grâce à l'excellente guide du musée, même les enfants ont pu apprécier l'art concret.

Par contre, je n'ai pas réussi à retrouver l'entrée du SEGA hall que tu m'avais fait découvrir dans un ancien bunker désaffecté, ni l'hôtel où nous avions séjourné. Autre voyage, autres souvenirs...
Portez-vous bien et ne souriez pas trop sur les photos.
Wien ou Vienne?
Wien, le 22 avril 2015
Chère Nadège,
Te voilà donc une lectrice assidue de notre blog. Rassure-toi, même si la forme épistolaire du blog peut surprendre, il s'agit bien d'un journal de bord accessible à tous et non d'une mauvaise manip informatique qui m'aurait fait copier depuis trois mois mes courriers perso sur le site !
Ainsi donc, jour après jour, ou plutôt quand le temps et le réseau le permet, j'envoie de nos nouvelles aux amis restés au pays. Ceci dit, cette dernière précision ne s'applique pas directement à toi puisque tu viens de traverser l'Atlantique mais cela marche quand même.
Et lorsque tu arpentais les rues new-yorkaises, nous découvrions de notre côté les allées viennoises. Après 1 mois et demi dans les ex-pays de l'est, la transition est saisissante. Sans vouloir polémiquer, je ne suis pas sûr que 45 ans à l'ombre du grand frère soviétique sait été le meilleur moyen d'assurer le développement économique et le tourisme dans ces pays. Si la vie y semble aujourd'hui relativement agréable, nonobstant un niveau de vie parfois dur à supporter maintenant que nous sommes tous plus ou moins dans l'Europe, il reste encore beaucoup à faire et cela me conforte dans l'idée que l’ouverture de l'Europe à 27 était bien la voie à prendre pour assurer à notre continent un développement le plus harmonieux possible.
Pour en revenir à Wien, nous retrouvons donc « l'Europe de l'Ouest » avec ses bons et ses moins bons côtés. Le côté négatif est évidemment financier : nous retrouvons les campings à 40 € la nuit et les restos à 100 €, sans que la qualité ou les services justifient un tel écart avec ce que nous connaissions précédemment.
Par contre, nous retrouvons des infrastructures routières de haute qualité et même en ce qui concerne Wien un réseau de pistes cyclables de tout premier ordre.

Côté visite, nous avons commencé par le plus près. En effet, à 5 kilomètres du camping se trouve le Prater, que nous avons rejoint d'un coup de pédale en profitant du réseau cyclable mentionné plus haut.
Pour résumer le Prater c'est la foire du trône puissance 10. Autant dire que les enfants ont trouvé cette entrée en matière tout à fait pertinente, et nous aussi !

Une fois nous en être donné à cœur joie, nous sommes rentrés au camping car et nous avons fait la connaissance de Mélanie et Emilien, deux jeunes Français en route eux aussi pour un tour d'Europe en camping-car mais pendant un an.
Pour eux comme pour nous, le fait de rencontrer des Français et de pouvoir échanger sans réfléchir à chaque mot était très agréable et l'apéro commencé à 20h s'est terminé tard dans la nuit car nous avions les uns comme les autres beaucoup de choses à raconter et beaucoup de souvenirs liquides à faire découvrir ! Nous nous sommes d'ailleurs promis de nous suivre par blog interposé et peut-être même de nous retrouver au cap nord dans 2 mois !

Notre deuxième journée fut consacré à Sissi l'impératrice, ou plutôt à son château, ou plutôt au château de ses beaux-parents pour être plus précis.
Equipés d'audio-guides, nous avons découvert les plus belles pièces du château en suivant les explications sur la vie de cette famille impériale au XVIIIème siècle. Le cours d'histoire des enfants était ainsi assuré ! Nous en avons profité pour visiter ensuite les jardins « à la française » puis nous sommes allés nous perdre dans les labyrinthes du parc, faits de feuilles ou de miroirs

Notre dernière journée fut consacré à la découverte de la ville en elle-même, et ce fut un ravissement. Chaque rue du centre-ville recèle au moins un bâtiment remarquable et nous avons passé la journée le nez en l'air à contempler deux siècles d'urbanisme habsbourgeois qui font de Wien encore aujourd'hui une magnifique cité impériale.

Notre excursion autrichienne n'aura duré que 3 jours mais nous ne regrettons pas de l'avoir rajouté au planning initial car il eut été dommage de passer si près et de ne point la découvrir.
J'espère que nous aurons l'occasion de pouvoir échanger de vive voix nos impressions de voyage lorsque nous serons de retour et en attendant, je te souhaite un bon printemps et un bel été.
Bienvenue en Hongrie
Balatonfurzo, le 18 avril 2015
Chers Christian et Dominique,
Il semblerait que la douceur printanière nous ait rejoint ces derniers jours.
La température dépasse maintenant allègrement les 20° C et les feuilles et les fleurs réapparaissent enfin, après plusieurs semaines d'arbres branchus et de jardins désespérément monotones.
C'est ainsi que nous découvrons la Hongrie, depuis 15 jours maintenant.

Le contraste avec la Roumanie et la Bulgarie est assez impressionnant, et pour tout dire la Hongrie n'y gagne pas au change. Autant ces deux précédents pays avaient quelque chose du « pays-musée », où chaque village recèle quelques trésors et où les paysages impressionnent, des montagnes bulgares aux côtes de la mer noire, autant la Hongrie apparaît comme une vaste plaine, faite de longues routes rectilignes et de villages sans charme, où les maisons ne sont pas sans me rappeler la folie débridée des austères maisons des lotissements allemands.
Nous avons d'abord pensé que notre arrivée par le nord-est n'était pas l'entrée la plus heureuse et j'ai donc attendu d'être conforté avant de rende ma sentence : la Hongrie n'est plus que l'ombre d'elle même !
C'en est à se demander de quelle manière l'histoire et la géographie peuvent se retrouver ainsi intimement liées.
Ce pays a connu son heure de gloire au XIXème et au début du XXème , lors de son épopée siamoise avec sa voisine autrichienne. La Hongrie de l'époque s'étendait de l'actuelle Slovénie jusqu'à la Transylvanie roumaine, englobant au nord les terres slovaques et tchèques.
Autant dire que l'empire austro-hongrois de l'époque ne connaissait comme limite que ses voisins et alliés allemands et italiens.
Mais 14-18 est passé par là et le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la Hongrie verra, lors des accords du Trianon en 1922, disparaître près de 70% de son territoire et 40 % de sa population se retrouvera en situation de population immigrée dans les nouveaux territoires roumains, tchécoslovaques et yougoslaves.
Et c'est ainsi que la Hongrie n'est plus aujourd'hui constituée que par une vaste plaine, dont 98 % du territoire est à moins de 300 m d'altitude, et dont paradoxalement l'ouverture à l'occident beaucoup plus précoce que ses voisins lui donne déjà des allures de petite Allemagne, les BMW ayant remplacé les Trabant et l'allemand supplantant largement l'anglais dans nos discussions quotidiennes.
Mais il reste encore une particularité que je n'ai pas évoqué de ce pays, et qui a finalement constitué une large partie de nos activités touristiques. Peut-être du fait de sa faible altitude, la Hongrie s'enorgueillit de posséder des sources thermales sous 70 % de son territoire. De l'eau chaude, hiver comme été, à portée de main ou presque.
Notre traversée du pays s'est donc littéralement effectué de bassins en bassins, en commençant par la source-grotte de Miskolc

, puis les sources de Lilafüred, les bassins de Hajduszoboszlo

, pour finir à l'aquapolis de Szeged, et son toboggan de 273m, record de la catégorie indoor en europe !

Cette traversée aquatique s'est accompagnée de la découverte de plusieurs villes plutôt agréables à visiter :
Szeged 
, Pecs 
et son artiste local mondialement connu 
et bien sûr Budapest.
Budapest où nous sommes restés une semaine dans une maison que nous avions louée et où Tibo et Maman sont venus nous retrouver : Une semaine bien remplie, en commençant par les bains de l'hôtel Gellert

, puis arpentant le zoo

tout en prenant le temps de quelques lessives et de chercher les œufs de Pâques qui nous attendaient ici

et enfin, promenade à pied dans les halles et sur le danube 5565

Mais toutes les choses ont une fin, même les meilleures et nous avons rendu aujourd'hui les clés de la maison et nous voilà repartis sur les routes en direction de l’Autriche, de la République tchèque et de la Slovaquie mais ceci est une autre histoire.
J + 90
Sapanta, le 31 mars 2015
Voila un troisième mois qui disparaît derrière nous mais qui nous aura permis de découvrir deux pays injustement méconnus : la Bulgarie et la Roumanie
Malgré une météo souvent froide voire parfois neigeuse (mais nous y sommes habitués), nous garderons le souvenir de deux pays magnifiques, riches de paysages et de villes et villages inoubliables.
Le village de Melnik et ses fameuses caves

Le monastère de Rila

Sofia sous la neige

Sozopol et la découverte de la mer noire

Nessebar et ses multiples églises

Baltchik et son monastère dans la pierre

Et puis la Roumanie
Murighiol et le delta du Danube

Bucarest et la mégalomanie d'un homme

Sinaia et notre premier château « moderne »

Bran et l'antre de Vlad Dracul

Brasov, ville médiévale

Curtea, ville des princes de Valachie

Poienari, chatau-fort de Vlad

Sibiu, perle de Roumanie

Sighisoara, ville-porte du pays saxon

Praid, ancienne mine de sel reconverti en destination de tourisme souterrain

Turda, également mine de sel reconvertie dans les loisirs

Les Maramures, et ses fameuses églises en bois

Et enfin le cimetière joyeux de Sapanta

Beaucoup de kilomètres mais aussi beaucoup de souvenirs en boite et en tête

Merveilleuse Roumanie
Sighisoara, le 26 mars 2015
Chère Karine G.
Je crois que je garderais longtemps le souvenir de cette semaine que nous venons de passer à arpenter la Roumanie du Sud au nord.
Que de paysages découverts et que de villes magnifiques. Je ne sais si nous continuerons à être émerveillés ainsi mais je comprends mieux maintenant les éloges faits à ce pays.
Après les châteaux de Sinaia et de Bran, nous avons découvert la ville de Brasov, ville fortifiée dont nous avons fait le tour des remparts et des tours de guet sous un magnifique soleil.

Nous avons ensuite mis le cap sur Curtea de Arges, berçeau de Vlad l'empaleur, l'inspirateur de Dracula.
Pour nous échauffer, nous avons débuté par la visite de la cour princière, à l'époque où cette ville était la capitale de la Valachie, sous le règne de Basarab 1er (1310-1352). Si je te donne autant de détails, ce n'est pas seulement que je te sais férue d'histoire mais parce que nous avons eu droit à notre première visite guidée en Français d'un site que nous visitions. Et je peux t'assurer que nous en garderons un souvenir impérissable, et pas seulement parce que nous étions le 23 mars !
En effet, notre guide, jeune roumain passionné, savait tellement de choses que la visite qui devait durer initialement 20 minutes, en a pris finalement le triple ! Heureusement que les enfants avaient pris la sage décision de rester dans le camping-car ce matin-là ! Mais s'il connaissait par cœur la totalité de l'arbre généalogique de ces ancètres, il n'en était pas de même de son français, ce qui nous valu quelques fous-rires péniblement contenus, car il fallait garder son sérieux devant les détails « architecturels » et « peinturels » !

L'après-midi, nous avons gravi les 1480 marches qui nous menèrent au véritable château de Vlad l'empaleur : la citadelle poienari.

Dans un souci évident de reconstitution historique, l'accueil du château faisait véritablement froid dans le dos :

Mais cela permettait de se mettre vraiment dans la peau du personnage.

Le soir, nous avons délaissé le camping-car pour la première fois pour une pension au pied du château, car nous étions quand même le 23 mars !
Le lendemain, nous avons repris la route en direction de la ville de Sibiu mais nous avons fais les frais de l'action conjuguée d'un GPS facétieux et d'une DDE roumaine aux abonnés absents.
Si, en France, ton GPS te fait passer par une route secondaire, cela n'aura d'autre conséquence que de te faire visiter un peu la campagne, mais en Roumanie, toute erreur de ce type peut vite prendre des proportions inquiétantes, surtout en camping-car. Voila comment, en voulant rejoindre deux grandes villes, nous avons erré pendant deux heures dans des chemins de terre, traversant des villages qui n'avaient pas du voir d'étrangers depuis les invasions barbares, pour finalement finir par nous bloquer dans une côte un peu plus raide et pierreuse que les autres.

Le bon côté des choses, c'est que nous étions en Roumanie ! Et s'il y a une chose qu'il faut saluer, c'est bien la sympathie des Roumains. Il m'a suffi d'aller à la rencontre d'une villageoise, pour que celle-ci m'envoie directement chez son voisin, paysan de son état mais surtout propriétaire d'une bonne camionnette, et que celui-ci abandonne sur le champ son travail au champ pour venir nous sortir de ce mauvais pas.
Nous sommes finalement arrivés à bon port, juste à temps pour visiter un superbe musée ethnologique permettant aux enfants de découvrir sur près d'un hectare, toutes les sortes de maisons de Roumanie, rassemblées ici.

Le lendemain, nous avons consacré notre journée à la visite de la ville de Sibiu, une des plus belles cités de Roumanie.

Pour le soir, nous avions repéré un camping à quelques kilomètres mais quelle ne fut pas notre déconvenue lorsque nous arrivâmes de voir que le camping était effectivement là mais le proprio non !
Garés devant, il n'a pas fallu longtemps aux enfants du quartier pour venir et jouer avec les nôtres en attendant l'ouverture. Un instant plus tard, ce sont les voisins qui sont arrivés et qui nous ont proposés de nous garer devant chez eux pour la nuit. Et comme cela ne suffisait pas, on a fini dans leur maison, à vider une bouteille de liqueur de café en baragouinant un salmigondis de roumano-allemand.

Enfin, nous avons traversé le pays saxon, région extrêmement rurale colonisée par les Allemands au XIIème siècle.

Et notre dernière étape fut pour Sighisoara, ville fortifiée dans laquelle l'ombre de Vlad Dracul nous suivait encore.

Voila résumé en quelques lignes notre découverte de ce pays, avant d'attaquer les maramures, dernière étape de notre périple roumain
Comme tu le vois, nous en prenons plein les yeux et c'est à chaque fois un véritable bonheur.
Bien le bonjour à Fred et aux enfants et à bientôt
8 ans déjà!
Bran, le 21 mars 2015
Chers Anne, Véro, Pierre et Stephane
Le 21 mars est pour nous un jour particulier, depuis 8 ans tout du moins.

Ça l'est devenu aussi pour vous forcément, puisque vous avez accepté la demande que nous vous avions faites de devenir les parrains de Loris et Nolan.
A jour exceptionnel, il fallait donc une destination particulière. Et nous l'avons trouvé puisque nous avons passé la journée dans le château de Dracula !
Pour nous échauffer, nous avions déjà visité hier un autre château, celui du roi Carol 1er, roi de Roumanie au début du XXème siècle. Château moderne s'il en est, puisqu'il était équipé déjà à l'époque du chauffage central, du téléphone et de l'électricité. Malgré une guide annonant son texte dans un anglais malhabile, la visite fut vraiment très intéressante, le château ayant gardé tout son ameublement et sa décoration d'époque.

Mais aujourd'hui,c'était le plat de résistance avec le château de Vlad Dracul, père de Vlad l'empaleur. Conscients de la renommée internationale de l'hôte de ces lieux, de nombreux commerçants roumains ont installé leurs échoppes au pied de la citadelle et les enfants ont pu étancher leur soif de cadeaux d'anniversaires de la plus belle des manières.

Il y a même une attraction de château hanté qui m'est apparu comme la plus terrifiante que j'ai eu l'occasion de faire jusqu'à présent. Âmes sensibles s'abstenir !

Quant au château en parfait état de conservation, sa visite permet de suivre les traces de ce sinistre prince qui inspira Bram Stoker pour son fameux Comte Dracula, même s'ils ont 500 ans d'écart entre la livre et la réalité !

Je laisserai le mot de la fin à Loris et Nolan : C'est le plus bel anniversaire de toute notre vie !
Etrange Bucarest
Bucarest, le 19 mars 2015
Chère Domitille
Bucarest est vraiment une ville à découvrir. Tu ferais mieux de voyager plutôt que d'user la santé de tes copains avec des jeux en cartons
En trois jours, nous n'avons pas pu en découvrir tous les secrets, mais c'est une ville surprenante à plus d'un titre.
Il y a tout d'abord évidemment, le palais de Ceausescu. Une telle démesure donne le tournis. 350.000m², 84 mètres de haut, mais surtout 4 années de travail 24/24, après avoir rasé toute une partie de la ville, et cela seulement en 1984, pendant que nous regardions les JO de Los Angeles !

Aujourd'hui, comme un pied de nez à l'histoire, ce bâtiment abrite les institutions démocratiques du pays, qui n'existaient pas alors et qui n'avaient donc pas de bâtiments propres : le sénat, l'assemblée nationale, la cour de justice...
De plus, les meilleurs artisans roumains ont travaillé dans ce palais, les plus beaux matériaux locaux ont été employés, tant et si bien que c'est aujourd'hui une véritable vitrine du savoir-faire en la matière, même s'il a fallu pas mal d'années aux Roumains pour accepter un tel symbole dans la capitale.



Mais le palais n'est pas la seule curiosité qui a éveillé notre attention, nous avons également découvert une statue du roi Trojan étrangement gauche, un obélisque qui transperce une couronne de lauriers et une statue de Vlad l'empaleur, que nous connaissons mieux sous le nom de Dracula, et dont nous allons visiter les châteaux dans les jours à venir.

Mais nous n'étions pas au bout de nos surprises car le lendemain, nous avons découvert le musée d'histoire naturelle qui vaut lui aussi pour sa collection d'étrangetés.

Enfin, nous avons fini par le musée du paysan roumain dont j'aurai pu prendre des photos si les zélées gardiennes ne m'en avaient empêché. J'ai pu quand même photographié les salles du sous-sol, qui expose force souvenirs de l'époque communiste, notamment la carte de la géographie de la terreur ainsi que les documents de programmation de la collectivisation des terres qui a failli faire disparaître tout ce que nous avions visité dans les étages au-dessus.

La météo pluvieuse nous a obligé à écourter un peu notre séjour ici mais j'espère que cet aperçu te donnera envie d'en découvrir un peu plus, si ce n'est déjà fait.
Bonne continuation dans tes affaires et à bientôt.
Et les oies sauvages
Murighiol, le 16 mars 2015
Chers Anne et Didier, Ina
Nous voilà maintenant arrivés dans le 8ème pays de notre périple : La Roumanie

Nous sommes arrivés par la Bulgarie en remontant la côte de la mer noire et notre première véritable halte nous a amené au point le plus oriental de notre périple : Murighiol.
Ce petit village de 3000 habitants se situe au cœur du delta du Danube. L'occasion pour nous de quitter le camping-car pour quelques heures au profit d'un moyen de locomotion plus adapté : le bateau.

Malgré le froid, nous avons navigué dans le delta pendant près de 3 heures.

à la poursuite des cygnes sauvages, des foulques, des aigrettes et des pygargues à queue blanche


Même si tous les oiseaux ne sont pas encore arrivés en cette saison (et on les comprend!), ce fut un véritable enchantement pour les enfants notamment, de découvrir tous ces animaux en liberté, après les avoir croisés dans les zoos ou empaillés dans les musées !

Voila un cours de sciences naturelles appliqué dont ils se souviendront pendant longtemps je pense.
Mais ce n'est pas à vous que je vais apprendre les bienfaits des voyages.
Je vous dois même une vérité : je crois que c'est en vous écoutant nous raconter vos périples à travers le monde que je me suis dis que notre projet n'était pas si insensé que ca.
Merci donc de votre pierre à notre édifice, parmi tant d'autres.
Bon printemps à vous trois et au plaisir de partager d'autres souvenirs de voyages à nos retours respectifs.
Ps : Anne, heureusement que je reste connecté à la presse locale stéphanoise pour pouvoir te féliciter pour ton nouveau poste !
Bulgaria for ever
Navodari, le 13 mars 2015
Chers Aline et Jérôme, Flavie et Jules
Que le temps passe vite !
Notre objectif de 22 pays en 8 mois nous oblige à maintenir un rythme que nous avions un peu oublié. Après avoir flâné durant un mois entier en Grèce, nous n'avons pu consacrer que 11 jours à la Bulgarie. Et si cela nous paraissait beaucoup à notre arrivée dans ce pays, il faut bien constater que nous aurions pu facilement doubler ou tripler la mise tant il y a de choses à voir.
Il faut quand même dire que la météo nous a facilité les choses car on se serait cru à Planfoy tant la neige était présente et les températures positives absentes !
Après Sofia, nous avons donc traversé le pays d'une traite pour retrouver un peu de douceur sur la côte de la mer noire.
Et là, nous avons découvert de charmants villages, très bien conservés. Nous nous y sommes promenés, profitant des restaurants de poissons et du bord de mer.

En cette morne saison, nous avons pu également profiter des rares campings ouverts, juste pour nous, abritant leurs drôles de bungalows.

Nous avons aussi découvert le village de Nessebar, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, avec ses églises du XVe S aux frises repréentant des svatiskas, étranges symboles lunaires.

ou encore le monastère troglodyte de Baltchik 2150

Sozopol, Aheloy, Nessebar, Baltchik, autant de noms sur la carte qui veulent maintenant dire quelque chose pour nous.
Ce voyage est vraiment un moment privilégié dans notre vie et nous essayons d'en tirer profit au maximum mais nous pensons aussi souvent à vous, qui suivez notre aventure car nous ne vous oublions pas pour autant.
Prenez soin de vous et à bientôt
Retour vers le futur
Sofia, le 8 mars 2015
Chers Hugo et Ana
Profitant de la connectivité wi-fi de la capitale bulgare, je suis à l'heure pour vous souhaiter à tous les deux un très bon anniversaire, après l'immanquable facebook.
Sachant que les voyages forment la jeunesse, je vous souhaite d'avoir l'occasion, rapidement ou dans 20 ans, de pouvoir vous aussi partir à la découverte de l'Europe et de ses richesses.
Et peut-être passerez-vous par ici, à la découverte de ce qu'on appelait à l'époque l'Europe de l'est.
Vous êtes trop jeunes pour l'avoir connu, mais encore aujourd'hui, les bâtiments officiels semblent encore résonner du pas des soldats. L'étoile rouge et la statue de Lénine ont été remisées au musée du socialisme, quelques rues plus loin, mais il reste ces immeubles imposants qui ont marqué cette période.

L’effet en est d'autant plus saisissant que la neige nous accompagne dans notre découverte de la ville, nous renvoyant encore plus nettement l'image que nous avions alors des pays de l'est.

Pour vous donner une idée de ce dont je parle, j'ai en tête deux références cinématographiques, qui , si elles ne sont pas tout à fait du même style, évoque bien cette Europe de l'est dont on nous parlait à l'époque : L'aveu et twist again à Moscou. Vous verrez que le deuxième est un petit peu plus rigolo que le premier.
Cette plongée dans la passé se retrouve aussi dans les musées que nous avons visités, notamment le museum d'histoire naturelle. Inauguré en 1889, il ne semblent pas avoir bougé depuis et je me demande bien ou ailleurs on peut encore admirer des rangées de minéraux libellés en latin ou des araignées conservées dans le formol !

Tout cela a en plus un côté assez décalé, quand on se retrouve au Mc do quelques mètres plus loin.

Comme vous vous en doutez, nos visites se sont plutôt faites dans les musées qu'à l'extérieur, compte tenu de la météo, mais nous avons également gouté au shopping, en achetant des vêtements dans un kilo-shop bulgare ! Plus rien ne nous effraie. Toute la famille s'est habillé pour 5€.

Enfin, si l'on veut être complet sur notre décalage bulgare, il faut que je vous dise un mot sur notre camping. Il s'agit en fait d'un morceau d'Amérique atterri là, avec vieilles motos et pochettes de disques d'Elvis! !

Nous y avons d'ailleurs trouvé notre taxi qui nous emmène tous les jours à Sofia et qui bien sûr, roule américain!

Voila, j'espère que ce petit récit vous aura donner l'envie de venir découvrir tout cela par vous même, je conserve précieusement les adresses dans un coin de ma tête en cas de besoin.
A bientôt les cousins.
L'éveil des ames
Rila, le 5 mars 2015
Chers Didier, Isa, Simon, Margot, Jeanne et Marin
Nous vous envoyons un agréable bonjour de Bulgarie.
Nous venons de passer trois jours magnifiques. Après notre arrivée mouvementée à Melnik, nous avons trouvé le soleil dès le lendemain, jour de la fête nationale de la libération ici. Nous avons pu assister à la commémoration dans le village avec les enfants qui récitent des textes au pied de la statue du héros national et des rubans rouges et blancs accrochés aux arbres.

Nous avons ensuite déambuler dans le village (200 habitants) qui a gardé son cachet grâce à une règle d'urbanisme qui obligent à construire dans la tradition. La réglementation a parfois du bon.

melnik étant réputé pour son vin, nous en avons dégusté, acheté et avons visité le musée vinicole du village, dont une vieille photographie a attiré notre attention. 1471. L'import-export déjà à l'époque !

Après un déjeuner traditionnel bulgare, nous sommes allés visiter la demeure d'un riche propriétaire de l'époque, avec de magnifiques salons mais surtout une cave constituée de plus de 180 mètres de dédales et dans lesquels les cultivateurs venaient et viennent toujours ficher une pièce de monnaie dans la roche friable pour souhaiter de bonnes vendanges.

Le lendemain, la spiritualité nous a ouvert les bras sous la forme de deux monastères que nous avons découverts, celui de Rosen

et celui de Rila.

Principaux monastères du pays, ils ont tous deux été profondément rénovés au XXème siècle et offrent donc une qualité architecturale qui n'a d'égal que la quiétude des lieux, car ils sont toujours en activité, si vous me pardonnez le terme si peu à propos étant donné le calme qui règne dans ces lieux, seulement troublés par le passage de quelques moines de temps en temps.
J'aurais dû être plus attentifs aux cours de théologie à la JEC car je sèche parfois devant les questions des enfants me demandant par le menu les épisodes de la vie de Jesus qui s'étalent sur les superbes fresques présentes dans les églises et que l'on ne peut malheureusement pas photographier.
Nichés dans la montagnes, ces édifices ont ainsi permis à la culture religieuse bulgare de survivre à des siècles d'invasion et d'occupation. La contrepartie de cet isolement fait qu'ils se trouvent en altitude et la neige nous a ainsi retrouvé au petit matin, nous obligeant à attendre la déneigeuse pour redescendre dans la plaine, où la météo est à peine plus clémente. 
Voila un court passage de ces huit mois d'errance à travers l'Europe et j'espère que nous aurons l'occasion de développer tout ça ensemble, autour d'un bon melnik et d'une grillade à Amplepuis à notre retour.
En attendant, portez-vous bien et la bise aux enfants.
Bienvenue en Bulgarie
Melnik, le 2 mars 2015
Chers Céline et Franck, Caroline et Margot
Voila déjà deux mois que nous sommes partis. A nous les paysages, à vous la neige planfoyarde.
Nous commençons notre remontée vers le nord mais nous espérons bien ne pas nous retrouver dans la blancheur immaculée.
Nous abordons maintenant le 7ème pays de notre périple : La Bulgarie.

C'est peu de dire que la transition avec la Grèce est impressionnante. Le décalage s'est fait sentir dès la frontière franchie : l'état des routes, les maisons délabrées, tout cela laisse une première image pas très reluisante. En plus, il faut payer 20 € de vignette pour rouler sur ces routes et nous avons du donner 2 € à un gars qui avait jeté un peu d'eau sur le pare-brise pour passer une raclette qui a finalement plus salie qu'elle n'a nettoyée !

Pour couronner le tout, nous avons parcouru près de 12 kilomètres en 1 heure et demie sur un chemin de terre à la recherche d'un hypothétique camping que nous ne trouverons jamais. Arrivés dans un village perdu au milieu du nulle part, un vieil homme est venu nous conseiller, poliment mais fermement, de faire demi-tour et de repartir d'où nous étions venus, le tout dans la langue natale de Sylvie Vartan !
Et c'était reparti pour de nouveau 1 heure et demie de trous et de bosses !
Nous avons finalement atteint Melnik, notre première halte, où nous avons passé la nuit sur le parking d'un hôtel, en pente mais enfin posés !
J'espère que les prochaines découvertes vont nous faire oublier ce premier a-priori mais ce sera pour une prochaine lettre.
Portez-vous tous bien.
Deux mois déjà
Epanomi, le 1er mars 2015
Deux mois se sont écoulés
Le mois de février a été intégralement consacré à la Grèce, et on ne le regrette pas, tant il y a de choses à voir :
Le magne

Monemvassia

Mistra

Nauplie

Epidaure

Mycènes

Cap Sounion

Marathon

Athènes

Dion

Thessalonique

1 seul pays mais quel pays ! Une civilisation plus que millénaire qui se découvre au fur et à mesure de nos visites.
Ce mois est passé très vite (normal, on est en février !) et les enfants ont eu leur overdose de vieilles pierres.
Il est temps maintenant de découvrir d'autres paysages, d'autres trésors et d'autres pays. En route !

Tous au zoo
Athenes, le 27 février 2015
Chère Maman,
Nolan l'espérait depuis notre départ. Grâce à Caro et son petit guide, son vœu est maintenant exaucé : nous avons visité un zoo ! Et pas n'importe lequel, celui d'Athènes. Près de 2600 animaux nous y attendaient et ce fut une journée magnifique où nous avons pu voir ou revoir à peu près tous les félins de la terre notamment le tigre blanc, caresser singes et girafes ou encore découvrir ou redécouvrir le dragon de komodo ou le tamanoir.
Ce dernier souvenir de Grèce a vraiment été apprécié par tous.


Athènes ville magnifique
Athènes, le 24 février 2015
Chers Maman, Caro, Tibo et Yann
Encore une fois, merci d'avoir fait le voyage jusqu'à nous.
Ces retrouvailles le temps d'un week-end prolongé nous ont fait le plus grand bien à tous. Je crois même en avoir oublié de mettre à jour le blog !
Athènes nous aura vraiment tenu en haleine pendant près de 10 jours. Notre première étape fut pour
Marathon, qui se trouve, comme chacun sait, à 42, heu... enfin pas loin d'Athènes.
On en profita d'ailleurs pour faire remplir enfin notre bouteille de gaz française.
Après avoir admiré les fragments de la colonne célébrant la plus célèbre déculottée de l'histoire,

puis sa reconstitution sur le site, nous avons rejoint Athènes, en passant bien sûr par Saint-Étienne.

La première journée, froide, fut l'occasion d'admirer la relève de la garde dont les costumes sont dignes d'Hergé. Armés du guide Lonely Planet, nous avons ensuite arpenté la ville, de monastiraki jusqu'à Plaka, et les pieds endoloris auront bien mérité des soins attentifs, car il n'est nul besoin d'être maire pour pouvoir y prétendre.

La suite de la découverte de la ville, vous la connaissez puisque nous l'avons faite ensemble : Le Parthénon avec un cours d'histoire sur les styles ioniques, doriques et corinthiens et un cours de photo sur l'art du zoom pour éviter d'avoir à se déplacer. Une visite en famille, quoi !



Ce fut ensuite la découverte de la ville, puis le marché et enfin le stade.




Une dernière photo souvenir de la rue Kozanis, pour se souvenir de Kika.

Après votre départ, forcément déchirant, nous avons enfin pu découvrir le musée de la guerre, balayant l'histoire des armes depuis l'age de pierre jusqu'à la fameuse kalachnikov, en passant par les cadeaux en or des princes du Golfe à l'ancien président Papandréou ou encore les tenue des pilotes à travers le XXème siècle. Je peux vous le dire maintenant, ce musée était vraiment sympa à visiter. Une prochaine fois peut-être... comme le musée des cyclades pour Maman, le musée d'art contemporain ou le musée archéologique national auxquels le temps nous a souvent manqué pour découvrir les richesses. Nous sommes restés une semaine à Athènes et cela n'a pas suffit.



We'll be back !
Pause
Bonjour à tous
nous cumulons actuellement période de vacances pour les enfants et de désert numérique pour cause de camping sauvage prolongé. Nos aventures reprendront au prochain camping connecté.
Pour résumer, tout va bien et le voyage se poursuit.
Toujours des découvertes
Epidaure, le 9 février 2015
Chers Pierre et Nathalie
La Grèce est décidément un pays magnifique. Nos derniers kilomètres nous ont mené en direction de Nauplie et de l'argolide.
Une vague de froid nous a obligé à ressortir les pulls et les blousons mais le soleil a remplacé la pluie, ce qui rend les visites finalement plutôt agréables.
Nous avons commencé par visiter la forteresse de Palamidi, après avoir passé la nuit au pied de cet impressionnante suite de bastions.

Heureusement pour nous, l'escalier de 999 marches pour lequel nous nous étions échauffés était fermé à cause du vent.

Nous avons donc du contourner la montagne en camping-car pour y accéder par la route. Et là, quelle vue, à 360 ° !

Ce fut encore l'occasion pour les enfants de partir à l'aventure au milieu des fortins abandonnés. Nous avons tout explorés ! De la moindre pièce jusqu'au plus petit souterrain. Le vent qui soufflait fort nous incitait même à jouer les spéléologues pour nous abriter au fond des caves !

Bien décidés à profiter au maximum de cette belle journée, nous avons ensuite fait route jusqu'à Epidaure.
La période et la température de 2°C nous ont permis ainsi de profiter seuls de ce magnifique théâtre. L'occasion notamment de tester la fameuse acoustique du site en étant tour à tour comédiens sur scène ou public dans les gradins.

Un détour par le musée et le reste du site

et nous avons ensuite repris la route en direction du sud, afin d'échapper à la neige : peine perdue !

Mais nous avons été récompensés par la route qui était magnifique, croisant seulement un berger et ses moutons avant de finir en apothéose face à un superbe coucher de soleil.

Après une nuit au bord de l'eau, nous sommes remontés vers le nord en direction de Mycènes en longeant la mer, nous offrant encore quelques vues sur la mer avec Athènes et les montagnes au loin.

J'espère que vous passez d'aussi bons moments que nous et que ce rapide détour par la Grèce vous aura permis de vivre un peu de nos aventures, par correspondance bien sûr.
A l'aventure
Mystra, le 9 février 2015
Chers Stéphane et Muriel
Nous venons de vivre quelques jours dans un étrange pays, fait de villages désertés et de course au trésor.
Notre première découverte fut pour Monemvassia, petit bout d’île détaché du continent de quelques dizaines de mètres mais cela fait toute la différence. Toute la ville est fortifiée par des remparts et l'unique passage, pas plus large que le passage d'un âne de bât, interdit tout accès motorisé au village encore aujourd'hui.

Peuplée de 50 000 habitants il y a 600 ans, elle n'abrite plus qu'une cinquantaine de personnes aujourd'hui. Les ruelles succèdent aux placettes et les églises se découvrent au détour d'un passage.

Il faut alors escalader la montagne pour arriver jusqu'à la citadelle pour embrasser l'ensemble du village.

Le soleil est haut dans le ciel et le bleu de la mer le dispute au bleu du ciel.

Quelques fleurs en profitent pour se découvrir et les cours de sciences naturelles prennent une tournure pour le moins inhabituelle.

Après avoir arpenté la ville, nous sommes offerts un goûter dans une petite taverne où nous étions seuls pour contempler la mer, avec une débauche de chantilly sur nos chocolats chauds.
Et le lendemain, nous avons fait route vers Mystra. Là encore, la ville fantôme nous accueilli. Contrairement à la veille, nous avons commencé par le château, ou plutôt ses ruines, dominant le reste de ce qui fut une grande cité au XVème Siècle.

C'est là, parait-il que Goethe y a située la rencontre entre Faust et Hélène de Troie dans son célèbre drame. Pour nous, ce fut surtout l'occasion de rejouer Fort Alamo, entre tour de guet et attaques surprises, à la poursuite des arcs-en-ciel, qui nous rappelait que la pluie n'était pas loin, de même que la neige.


Après une nuit et une matinée pluvieuse, nous profitons d'une courte accalmie pour partir à la découverte du reste de la ville, à la recherche de mystérieux trésors, en l’occurrence un fameux aigle bicéphale gravé dans le marbre !

Nous le trouverons dans une des nombreuses églises du site, églises nombreuses qui je le crains, laisseront une trace indélébile dans l'esprit de nos enfants. Nous partirons ensuite à la découverte du village, utilisant les cheminements qui existaient déjà il y a plus de 500 ans.


Heureusement, nous sortirons vainqueurs de tous ces périls et c'est heureux que nous repartirons demain vers de nouvelles aventures.

Nous pensons très forts à vous.
Pas drole tous les jours
Githyo, le 4 février 2015
Chère Christèle,
Il y a quelques jours, tu me demandais si nous avions vécu des situations cocasses ou des galères.
Je t'avais répondu que, jusqu'à présent, rien n'avait entravé notre périple. Il faut croire que tu avais été pré-sciente, car les ennuis n'ont pas tardé à arriver.
Après Methoni et Koroni, nous nous sommes mis en route pour rejoindre le Magne. Passant par Kalamata, nous décidons de nous arrêter faire quelques courses. Sur le parking du magasin, un Allemand vient nous aborder. Il nous montre son camping-car avec lequel il parcourt le monde depuis près de 10 ans, de l'Amérique du sud jusqu'à l'Europe. Et il nous montre son porte-vélos...vide !
Malgré le cadenas, la traversée de la Bulgarie lui a coûté ses deux vélos. Il nous conseille donc de nous équiper d'une chaîne pour accrocher les nôtres, ne nous garantissant néanmoins pas l'efficacité d'un tel système. Brrr !
Nous décidons ensuite de poursuivre quelques kilomètres pour trouver un emplacement pour la nuit. Résultat, 2 heures après, nous roulions encore ! Il nous a fallu arriver quasiment à notre destination du lendemain pour trouver enfin un parking pour passer la nuit !
Le lendemain, sur les conseils de notre guide vert, nous allons à la découverte des grottes de Diros, à l'entrée du Magne. Quelle déception par rapport à Postojna ! A peine 200 mètres sous terre avant d'être obligé de rebrousser chemin car la grotte était envahie par l'eau ! Un peu court pour 19€.
Heureusement, la suite de la journée fut très agréable, en parcourant les route sinueuses du Magne à la découverte des villages typiques de cette région, tous bâtis sur le même modèle des tours érigées il y a plus de deux cents ans.
Nous arrivons en fin de journée à l’extrême sud de la péninsule, le cap Matapan.
Devant la beauté du site, nous décidons d'y passer la nuit. Pendant que les enfants jouent aux dieux sur ce site archéologique, je mets la soupe à chauffer. Et soudain, panne de gaz !
Et qui dit panne de gaz, dit plus d'eau chaude et surtout plus de frigo. Nous voilà obligés de manger une soupe tiède et de reprendre la route pour trouver un camping et nous brancher sur l'électricité pour remettre en route le frigo.
Et nous voilà reparti pour 2 heures de route à 9h du soir.
Arrivant en pleine nuit dans le camping, nous choisissons au hasard un emplacement et il ne nous faut pas trois mètres pour nous embourber !
Il nous faudra trente minutes de plus et l'aide de deux Allemands venus à notre aide pour arriver non pas à nous en sortir mais plutôt à nous y enfoncer un peu plus. Ne voyant pas d'issue possible, nous décidons d'arrêter les frais et de passer la nuit les roues dans la boue !
Le lendemain, le soleil séchant la boue, nous pouvons enfin nous sortir de ce guêpier et nous installer sur un espace en herbe, plus praticable.
Heureusement pour nous, dans notre malheur, nous sommes arrivés dans le camping le plus peuplé que nous ayons rencontré jusqu'à présent.
Et parmi nos voisins, nous rencontrons Jean-Pierre. Ancien directeur de cabinet d'une commune
de Picardie, il a tout vendu à la retraite et se promène depuis avec son camping-car, sa remorque et sa petite voiture dessus. Il me propose gentiment de m'emmener au village voisin chercher une nouvelle bouteille de gaz. Mais là, point de bouteille ! On dirait que le propane a disparu de la surface de la Grèce.
Rentrant bredouille au camping, je demande à la réceptionniste où aller nous ravitailler. Elle m'explique que l'été il existe un service pour aller récupérer du gaz à Kalamata, à 90 kilomètres, mais ce service n'existe pas l'hiver !
Finalement, elle nous conseille d'aller dans une station à 20 kilomètres du camping tenter notre chance.
Pour finir, nous avons parcouru plus de 80 kilomètres et j'ai ramené une bouteille dont je n'ai aucune idée du contenu ! Quand j'ai demandé au vendeur si c'était du propane, il m'a répondu « Mixte » (sic!)
Revenu au camping, nous trouvons (enfin) l'adaptateur pour brancher la bouteille et tout a l'air de fonctionner.
Si tu as quelques notions des différences entre le propane et le butane, je suis preneur.
Voilà donc notre lot de mésaventures et de rencontres.
Je te serais reconnaissant, la prochaine fois, de me poser plutôt des questions sur la météo ou la reproduction des bigorneaux sur la pointe sud du Finistère, même si je ne vois pas forcément de lien de cause à effet entre ta question et les événements de ces derniers jours.
A bientôt et sans rancune
προπάνιο και βουτάνιο




Olympie
Olympie, le 1er février 2015
Cher Chakib,
je me souviens encore très bien de cette discussion que nous avions eu. Nous nous étions retrouvé au café lors des managériales il y a quelques années. Lorsque je t'avais parlé de notre projet, tu m'avais immédiatement parlé de ton filleul. Il était en train de vivre ce que nous vivons aujourd'hui.
Tu m'avais alors parlé du blog de ces voyageurs (ouskonva, encore consultable aujourd'hui) qui avaient entrepris un tour de l'Europe à 5 en camping-car. La similitude était troublante. Plus encore quand on sait qu'ils étaient partis de Saint-Genest-Malifaux, à quelques kilomètres de chez nous !
Je m'étais alors empressé de me connecter et c'était comme un rêve qui devenait réalité : ils y étaient !
C'était donc possible. Bien sûr, je n'ai pas manqué de prendre contact avec eux et nous les avons rencontré à leur retour. Leurs souvenirs, le plaisir qu'ils avaient à raconter leur voyage, tout cela a fini, s'il était encore besoin, de nous convaincre du bien-fondé de notre projet. Et quel joie d'entendre les enfants raconter tout ce qu'ils avaient vus.
Même si leur trajet n'est pas tout à fait le même que le notre, il existe des étapes obligées. Et Olympie en fait partie.
Heureusement pour nous, la pluie a daigné cesser pendant quelques heures afin de nous permettre de visiter le site dans de bonnes conditions : ni trop chaud, ni trop humide.
Nous avons commencé par visiter les lieux de fouilles, l'occasion de voir que le travail n'est pas fini et que les archéologues s'affairent encore à déterrer quelques vestiges. Toutefois, le résultat est déjà stupéfiant. Tout le village olympique est découvert, du temple de Zeus au bouleutérion, de l'atelier du sculpteur jusqu'au stade ou se déroulaient les compétitions. Les enfants n'ont d'ailleurs pas résisté à l'envie de se mesurer sur cette piste si célèbre.
Nous avons ensuite longuement fait le tour du musée. Il serait trop long de raconter par le menu tout ce qui a été découvert ici mais c'est vraiment un musée qui mérite le détour, pour les grands comme pour les petits. Nous n'avons pas vu les nôtres pendant toute la visite, jusqu'à la sortie.
Nous avons ensuite fait route jusqu'à Bassae, visiter un autre temple de Zeus, mais quel ne ft pas notrre surporse de le voir entièrement couvert par un chapiteau. Enn efait, il est mis à l'abri pendant sa rénovation. Un peu comme des travaux de proximité en somme.
Il est certain que les voyages forment la jeunesse. Isaac en est sorti grandi, comme nos enfants nous l'espérons.
En tout cas, j'espère bien avoir l'occasion de te raconter tout ça de vive voix lors de notre retour, mais il te faudra encore patienter 7 mois.
A bientôt





